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Un reportage intéressant sur toutes les nouvelles formes de travail mettant le bien-être du salarié au coeur de l'entreprise. Est abordé le concept d'entreprise libérée, porté notamment par Isaac Getz, professeur à l'ESCP Europe (école de commerce à Paris).
"Dans le marasme ambiant qui paralyse le monde du travail, certains chefs d'entreprise ont innové pour le bien-être de leurs salariés. Une démarche qui remet l'homme au centre de la production."
Qui, aujourd'hui, peut se vanter d'être heureux sur son lieu de travail ? Certainement pas les 31% de salariés "activement désengagés" – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu'à lutter contre les intérêts de cette dernière. Inspiré de l'armée, le modèle d'organisation du travail visant à contrôler l'ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, employeurs comme employés doivent s'accommoder d'un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable. Toutefois, au milieu de l'apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l'entreprise du futur.
Métro, boulot, bingo
Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises "libérées". Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d'une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité. Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés. Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber. Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d'organisation du travail. Une bouffée d'air frais bienvenue.
Origine : ARTE France
Pays : France
Année : 2014
TEXTE : "Jardin extérieur, Jardin intérieur' par Emmanuel Lachaume
Nous sommes en ce monde.
Nous pensons, rêvons, marchons et parlons peut être, posons des actes. Nous sommes.
Que nous soyons avocat, coach, sans domicile et sans travail,
Que nous soyons riches ou pauvres en devises monétaires,
Seuls ou très entourés,
Tristes un instant, joyeux le suivant,
Nous sommes.
Là, maintenant.
Nous sommes présents. Nous « jardinons ».
Nous semons un sourire. Nous repiquons une colère. Nous retournons nos pensées de mille et une façons.
Nous protégeons notre terre intérieure des assauts du gel extérieur. Nous cultivons la joie d’être. Nous arrosons, palissons, encourageons à pousser et fructifier ce que nous avons aimé voir naître en nous ;
Nous observons.
Quel genre de jardin cultivons-nous ? Comment jardinons-nous ?
Quel genre de jardin cultivons-nous ? Comment jardinons-nous ?
Ce que nous jardinons à l’extérieur ne serait-il pas le simple reflet de ce que nous jardinons à l’intérieur ? Y a-t-il vraiment une frontière ?
N’est-ce pas là le même jardin ?
Je réalise le compost en moi-même...
Dans ce jardin planétaire, cet univers sans limite, j’ai conscience d’être là. J’ai un corps qui me donne forme. L’arbre a un corps, qui lui donne forme. La fourmi, le serpent, le nuage, la pluie, la terre, le soleil, la lave des volcans, le papillon et la marguerite sont autant de formes.
Autant d’habits différents que la Vie prend à chaque instant. La Vie s’habille et se déshabille en permanence. L’habit ne dure pas ; il se décompose pour nourrir de nouvelles formes. Sans discontinuer.
Dans un jardin d’automne, il reste bien quelques plantes sèches. La saison a généré son flot de feuilles jaunes et brunes. Les plantes ayant donné leurs fruits d’été, leurs formes se sont ensuite asséchées. Ce qui est sec retourne à la vie du sol.
Au bord de mon jardin, ou sur un coin de mon balcon, je peux mélanger ce qui est sec et ce qui est encore frais : mes épluchures, les quelques herbes folles que j’ai choisi de retirer. Ce qui est frais fait alliance avec ce qui est sec.
En moi, je peux observer ce qui est sec : mes comportements anciens répétés, mes tendances au renoncement, ma froideur, mes découragements...toutes les attitudes que j’ai observées et que j’ai réitérées, malgré moi.
Je vois aussi ce qui me rafraîchit : un sourire, un chant, une danse, un regard aimant, ma tendresse pour le monde, ma joie d’accueillir le soleil du matin comme la présence d’un enfant...
La fraicheur côtoie la sécheresse. L’une ne va pas sans l’autre. Elles inter-existent. Mon cœur connaît l’une comme l’autre. La plante elle-même est fraîche avant de pouvoir sécher. Je ne suis pas différent.
Point d’aridité si la source n’existait en profondeur.
Au quotidien, je peux rassembler le fagot de mes sécheresses. Je peux poser dessus un regard frais. Donner à mes découragements un regard aimant et souriant. Juste essayer, juste esquisser. Chaque jour.
La matière se transforme. J’établis le compost en moi-même. J’apprends. Je me renouvelle patiemment.
Dans ce jardin planétaire, cet univers sans limite, j’ai conscience d’être là. J’ai un corps qui me donne forme. L’arbre a un corps, qui lui donne forme. La fourmi, le serpent, le nuage, la pluie, la terre, le soleil, la lave des volcans, le papillon et la marguerite sont autant de formes.
Autant d’habits différents que la Vie prend à chaque instant. La Vie s’habille et se déshabille en permanence. L’habit ne dure pas ; il se décompose pour nourrir de nouvelles formes. Sans discontinuer.
Dans un jardin d’automne, il reste bien quelques plantes sèches. La saison a généré son flot de feuilles jaunes et brunes. Les plantes ayant donné leurs fruits d’été, leurs formes se sont ensuite asséchées. Ce qui est sec retourne à la vie du sol.
Au bord de mon jardin, ou sur un coin de mon balcon, je peux mélanger ce qui est sec et ce qui est encore frais : mes épluchures, les quelques herbes folles que j’ai choisi de retirer. Ce qui est frais fait alliance avec ce qui est sec.
En moi, je peux observer ce qui est sec : mes comportements anciens répétés, mes tendances au renoncement, ma froideur, mes découragements...toutes les attitudes que j’ai observées et que j’ai réitérées, malgré moi.
Je vois aussi ce qui me rafraîchit : un sourire, un chant, une danse, un regard aimant, ma tendresse pour le monde, ma joie d’accueillir le soleil du matin comme la présence d’un enfant...
La fraicheur côtoie la sécheresse. L’une ne va pas sans l’autre. Elles inter-existent. Mon cœur connaît l’une comme l’autre. La plante elle-même est fraîche avant de pouvoir sécher. Je ne suis pas différent.
Point d’aridité si la source n’existait en profondeur.
Au quotidien, je peux rassembler le fagot de mes sécheresses. Je peux poser dessus un regard frais. Donner à mes découragements un regard aimant et souriant. Juste essayer, juste esquisser. Chaque jour.
La matière se transforme. J’établis le compost en moi-même. J’apprends. Je me renouvelle patiemment.
Quel genre de jardinier sommes-nous ?
Avons-nous besoin de découvrir le sol, de retirer toute herbe spontanée ?
Avons-nous besoin de découvrir le sol, de retirer toute herbe spontanée ?
Observons-nous et entendons-nous la nature sauvage ?
Avons-nous besoin de retourner la terre ?
La touchons-nous simplement ?
Cultivons-nous pour recueillir l’intégralité de la récolte ?
Redonnons-nous à la terre tout ce que nous ne mangeons pas ?
Couvrons-nous de soins la terre comme elle-même nous comble de soins ? Que fais-je à l’extérieur qui parle de mon intérieur ?
Ma peur de ne pas manger, de ne pas avoir assez. Mon besoin de sécurité, d’être sûr. Où me conduisent-ils ?
Que deviennent ma confiance, mon regard tranquille, l’aléa, le changement permanent, le risque ?
Tant de lieux sont marqués par la peur, le froid, la faim. A l’extérieur et à l’intérieur.
Quel jardinier suis-je au quotidien ? Cela m’est-il difficile de regarder ceux qui ont froid, ceux qui ont peur et ceux qui ont faim autour de moi et en moi ?
Les visages qui ont froids ne sont-ils ces visages de moi qui ont froid ?
Couvrons-nous de soins la terre comme elle-même nous comble de soins ? Que fais-je à l’extérieur qui parle de mon intérieur ?
Ma peur de ne pas manger, de ne pas avoir assez. Mon besoin de sécurité, d’être sûr. Où me conduisent-ils ?
Que deviennent ma confiance, mon regard tranquille, l’aléa, le changement permanent, le risque ?
Tant de lieux sont marqués par la peur, le froid, la faim. A l’extérieur et à l’intérieur.
Quel jardinier suis-je au quotidien ? Cela m’est-il difficile de regarder ceux qui ont froid, ceux qui ont peur et ceux qui ont faim autour de moi et en moi ?
Les visages qui ont froids ne sont-ils ces visages de moi qui ont froid ?
Les regards qui ont faim ne sont-ils les regards qui en moi ont faim ?
Un enfant qui a peur, n’est-ce pas mon enfant intérieur pris par la peur ?
Un enfant qui a peur, n’est-ce pas mon enfant intérieur pris par la peur ?
Où est la frontière ?
Les jardins sont sans frontières.
Entre le mien et le tien, il n’y a que les clôtures que j’ai besoin de dresser pour me protéger. Et je peux avoir besoin de me protéger.
Mais fondamentalement, je peux sans doute me voir en toi et te voir en moi. Nos jardins se reflètent l’un dans l’autre.
J’ai besoin d’apprendre et d’ajuster mon regard.
Ce qui vient te réchauffer me réchauffe. Ce qui vient t’aimer vient m’aimer.
A la lumière de Noël et de la nouvelle année, que la joie profonde des jardins intérieurs vienne réchauffer ce qui est sec à l’extérieur. Que la joie partagée à l’extérieur vienne réchauffer les sécheresses intérieures.
Nous sommes jardiniers ici et maintenant. Comment jardinons-nous ?
Emmanuel est jardinier. A l’extérieur et à l’intérieur.
Les jardins sont sans frontières.
Entre le mien et le tien, il n’y a que les clôtures que j’ai besoin de dresser pour me protéger. Et je peux avoir besoin de me protéger.
Mais fondamentalement, je peux sans doute me voir en toi et te voir en moi. Nos jardins se reflètent l’un dans l’autre.
J’ai besoin d’apprendre et d’ajuster mon regard.
Ce qui vient te réchauffer me réchauffe. Ce qui vient t’aimer vient m’aimer.
A la lumière de Noël et de la nouvelle année, que la joie profonde des jardins intérieurs vienne réchauffer ce qui est sec à l’extérieur. Que la joie partagée à l’extérieur vienne réchauffer les sécheresses intérieures.
Nous sommes jardiniers ici et maintenant. Comment jardinons-nous ?
Emmanuel est jardinier. A l’extérieur et à l’intérieur.
Et jardinant ...accompagne celles et ceux qui jardinent...
VIDEO : Conférence à Marjolaine 2014 autour de l'intelligence collective
MÉTÉO - NOS PARCOURS - NOTRE PROJET
0'00 Introduction : la météo des co-auteurs
3'35 A quoi ça sert la météo en intelligence collective ?
5'30 Qui sont les co-auteurs ? Comment sont-ils arrivés à l'intelligence collective ?
24'50 Comment avons-nous écrit ce livre en intelligence collective ?
34'10 Lancement d'un temps en duo ou trio pour élaborer une question ?
QUESTIONS DU PUBLIC
34'50 Les écovillages avec des semences non hybrides ne sont-ils pas une forme
d'intelligence collective ?
42'10 Comment s'articule l'intelligence collective face à la finance, aux armes et aux
grands projets nuisibles ?
46'15 Comment amener les experts à mieux partager au sein des organisations ?
Comment faites vous pour vendre votre approche au sein des organisations, qui
semblent frileuses à se remettre en question ?
1h03'50 Commentaire autour des 'Je' contributifs du 'Nous'.
1h15'10 Connaissez-vous des expériences d'intelligence collective au niveau politique ?
1h24'50 Pourriez-vous développer la notion de 'différence' ? Est-ce que l'intelligence
collective fonctionne avec des personnes semblables ?
1h33'50 Comment passer de la prise de conscience de l'intelligence collective à sa mise en
oeuvre ?
CLÔTURE
1h39'40 Temps de centrage - Quelle est la pépite avec laquelle je repars ?
En savoir plus sur le livre : Intelligence collective, Co-créons en conscience le monde de demain (Editions Yves Michel - 2014)
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